Histoire

Le textile est le nom donné à tout matériau susceptible d’être tissé et, initialement, il désigne donc un matériau qui peut se diviser en fibres ou en fils textiles, tels le coton, le chanvre, le lin, la laine ( textiles organiques ) ou la pierre d’amiante ( textile minéral ), puis avec les améliorations de la technique des fibres synthétiques.

L’action de séparer les fibres d’un textile s’appelle le filage et, par extension, le mot textile peut également s’appliquer au résultat après transformation, un drap est un textile.

S’il est tissé, le textile forme un tissu, mais dans le cas contraire, il forme une étoffe servant à rembourrer et orner, à la fin du XVIéme siècle, l’étoffe prend le sens plus spécifique de textile servant à l’habillement ou à l’ameublement, et aujourd’hui, on trouve des tissus formés par pressage ou agglomération de textile, une extension technique moderne aboutissant à l’expression contradictoire tissu non tissé.

On distingue deux grandes classes de textiles auxquelles s’ajoutent plusieurs sous classes possibles :

  • Textiles traditionnels : textiles pour lesquels on porte l’attention sur l’apparence et le confort dont il s’agitsurtout du domaine de la mode, souvent du vêtement, mais aussi de l’ameublement ( draps, tentures, rideaux, nappes, serviettes, tapisseries ).

  • Textiles techniques : sont classés dans cette catégorie tous textiles pour lesquels importent les caractéristiques mécaniques, chimiques, physico-chimiques et ayant une application technique, géotextile, textile médical, matériaux composites à renfort textile.

Par exemple les filtres, le feutre, les mèches, le fil, les tricots, le papier… sont des textiles.

Les premiers vêtements portés il y a au moins 650000 ans ( date établie par l’analyse paléogénétique du pou du vêtement ) étaient probablement en peaux et fourrures d’animaux rêches et grossières, protégeant le chasseur-cueilleur préhistorique des glaciations du Pléistocène, en utilisant des grattoirs pour racler la viande d’animaux, s’est servis de leur peau comme costume drapé ou enfilé et a utilisé de fines lanières de cuir pour attacher les fourrures mais l’homme de Cro-Magnon, il y a 40000 ans, a développé des outils pointus plus fins comme des poinçons ou des aiguilles à coudre en os d’animaux, pouvant percer de petits trous dans les peaux, pour lacer ou coudre des tuniques et la maîtrise de la fabrication d’objets et de vêtements créés avec des fibres textiles durant les temps préhistoriques est une étape essentielle pour les chances de survie des populations préhistoriques.

La découverte de fibres teintes de lin naturel et de laine de chèvre portant des marques de torsion dans des couches d’argile de la grotte de Dzudzuana en Géorgie il y a 34000 ans suggère l’utilisation de matériaux textiles mais, bien qu’elles aient pu être utilisées comme cordage pour l’emmanchement des outils en pierre ou pour le tressage de nattes et paniers, ces fibres ont probablement servi au tissage de vêtements à coudre, l’équipe de chercheurs ayant trouvé associés à ces fibres des mites, des larves de coléoptères et des spores de Chaetomium typiques de la dégradation des textiles.

L’homme préhistorique apprend progressivement à macérer les fibres végétales pour les rendre flexibles ( technique du rouissage ) ainsi qu’à détacher les poils des cuirs grâce à des silex taillés, fabriquant d’abord des feutres ( le premier feutre est évoqué sur des motifs de peinture murales du site néolithique de Çatal Höyük, vers -8000 ) de lin, laine, poils, fourrure, voire en écorce d’arbre, mais le feutre reste une étoffe moins résistante que le tissu et une forme de tricot, le nalbinding, est repérée dès -6000 en Judée.

Le tissage rend l’étoffe plus résistante mais cette technique néolithique nécessite le filage de la laine de mouton ou de chèvre, de la fibre de coton, laine, lin, ou soie, ces fibres pouvant subir une torsion à la main pour former un fil solide et l’art du filage est attesté dès la sédentarisation des hommes qui découvrent qu’il est possible de fabriquer un fil solide en parallélisant les poils ou les fibres végétales ( laine, lin ) puis en donnant manuellement une torsion aux faisceaux de fibres.

C’est le mouton qui fut d’abord domestiqué en Mésopotamie en raison de la qualité de sa laine, Hammurabi

( 6emes roi de la première dynastie de Babylone ) appelant la Babylone le  » pays de la laine  » et, facile à travailler, elle était filée et tissée avec des techniques encore utilisées en vannerie, la laine tissée étant plus chaude que les fourrures.

Le premier outil de filage consistait en un petit bout de bois doté d’un crochet qui permettait d’attraper le fil dont il était possible de rouler la branche sur la cuisse afin de rendre la torsion plus rapide et le fil était quant à lui enroulé autour de la branche afin de pouvoir être stocké et maintenu en place mais il etait possible de filer avec la branche, toutefois, si ce procédé est particulièrement adapté à l’apprentissage, il en demeure relativement lent et une alternative fut donc nécessaire.

Le filage au fuseau et à la quenouille, constitués de différents matériaux, pour le lin et la laine est attesté dès le VIéme millénaire av. J.-C. ( découverte dans le village néolithique de Sesklo de fusaïole ) jusqu’à l’apparition du rouet au début du XIVéme siècle au Moyen-Orient et, c’est au XVIIéme siècle qu’on ajoute une pédale au rouet pour libérer la main droite du fileur et améliorer la technique mais malgré ce progrès, le tissage et le filage restent des opérations lentes, artisanales et relativement onéreuses.

En 1746, la première manufacture d’indiennes mulhousienne est créée dans ce qui est encore la République de Mulhouse ( Stadtrepublik Mülhausen ) par Koechlin, Schmaltzer et Jean-Henri Dollfus et, dans les années 1760 apparaît, au Royaume-Uni, le premier métier à filer mécanique ( Spinning jenny ) puis en 1771, Richard Arkwright créa la première filature industrielle puis Samuel Crompton invente quant à lui la spinning mule permettant à un seul ouvrier de commander jusqu’à 1000 fuseaux et, en 1812, tous les métiers à filer du Royaume-Uni produisent autant que quatre millions de rouets.

Le filage industriel se développe avec deux inventions, d’une part, la machine à égrener le coton pour fournir la fibre, d’autre part, celle du métier à tisser pour utiliser le fil et l’expansion des filatures créa un exode rural qui engendra une mécanisation agricole visant à maintenir les niveaux de production et oblige les artisans fileurs à se reconvertir mais le travail en filature ne demandant ni force, ni aptitude spéciale, la main d’œuvre bon marché que sont les femmes et les enfants est préférée, avant que l’évolution de la législation ne finisse par interdire le travail des enfants.

Les Matières Premières

Les matières textiles sont généralement classées en trois grandes catégories en fonction de leur origine et on distingue ainsi les matières naturelles ( végétales ou animales ), artificielles et les matières synthétiques.

  • Les matières naturelles proviennent d’origine végétale ou animale et chaque matière inclue divers avantages et inconvénients, et est généralement déclinée en différentes variétés.
    • La laine : d’origine animale, est obtenue à partir de la toison du mouton ou d’autres animaux et se démarque par sa douceur et sa légèreté, mais aussi par son confort et sa capacité à tenir chaud, cependant, la laine est une matière délicate, résiste mal aux frottements et est sensible à la lumière et on distingue différentes variétés de laine parmi lesquelles le mérinos, le cachemire, l’angora et l’alpaga.
    • La soie : également d’origine animale, est issue du cocon produit par la chenille du bombyx du mûrier communément appelée ver à soie, cette matière aux filaments longs et brillants est résistante tout en gardant une certaine douceur au toucher et le confort qu’elle procure et sa bonne isolation en fait un produit haut de gamme au prix souvent élevé.
    • Le coton : d’origine végétale, est une fibre qui recouvre les graines du cotonnier et, très doux au toucher, il est généralement agréable à porter et bénéficie d’une bonne robustesse et souplesse mais a tendance à se froisser facilement et n’est pas bon isolant.
    • Le lin : est une matière textile extraite des fibres de la plante du même nom, cette matière très résistante d’origine végétale est dotée d’un fort pouvoir absorbant et d’une certaine fraicheur au porter, ce qui la rend idéale pour l’été mais le lin a cependant tendance à se froisser facilement et à jaunir lorsqu’il est exposé à la lumière.
  • Les matières artificielles sont constituées de fibres fabriquées à partir de la cellulose extraite des végétaux dont la matière première artificielle la plus utilisée est sans aucun doute la viscose qui est fabriquée à partir de cellulose extraite de bois notamment, est dotée d’un bon pouvoir absorbant, se démarque par sa brillance similaire à la soie et est en revanche critiquée pour sa facilité à se froisser et sa faible résistance à l’humidité mais ce n’est pas la seule matière artificielle, on dénombre également le modal, le cupro ou encore l’acétate de cellulose.
  • Les matières synthétiques présentées ci-dessous sont produites par synthèse de composés chimiques provenant majoritairement d’hydrocarbures ou d’amidon et sont généralement mélangées à des fibres naturelles afin de faire baisser le prix de revient tout en bénéficiant des avantages apportés par ces matières de synthèse.
    • Le polyester : très bon isolant thermique, est résistant à l’usure, la luminosité et aux mites et ce textile supposé infroissable est cependant doté d’un faible pouvoir absorbant et ne laisse pas respirer la peau.
    • Le polyamide : résiste parfaitement à l’usure et aux mites tout en étant un très bon isolant thermique et bénéficiant d’une excellente résistance à la traction et demeure malgré ses qualités un textile au pouvoir absorbant faible, au toucher froid et relativement sensible à la lumière.
    • L’acrylique : est une matière synthétique résultant de la réaction de l’ammoniac sur un dérivé du pétrole, c’est un textile très résistant aux tractions, agréable au toucher, insensible aux mites mais également un très bon isolant thermique et comme tous les textiles de synthèse, son pouvoir absorbant est relativement faible mais a également tendance à retenir l’électricité statique et à jaunir sous l’effet de la chaleur.
    • L’élasthanne : reconnue pour son excellente élasticité, est d’ailleurs régulièrement mélangée à d’autres fibres textiles dans le but de les rendre plus extensibles et, outre cette qualité, cette matière très légère est agréable au toucher et suffisamment résistante mais a cependant tendance à jaunir de par sa sensibilité à la chaleur et à la lumière.

Techniques

Fibres

Les fibres textiles sont classées en trois grandes catégories :

  • Les fibres naturelles ( existant à l’état naturel comme la fibre de bambou) furent les premières à être utilisées pour la confection de vêtements.
  • Les fibres chimiques :
    • Les fibres artificielles ( fabriquées à partir de matières premières naturelles )
    • Les fibres synthétiques ( obtenues par réactions chimiques ).
  • Les fibres minérales ( silicate mixte de carbone et de magnésium ) permettent la confection de tissus ignifugés utilisés dès l’Antiquité.

Filature

La fabrication d’un fil nécessite le décorticage et le nettoyage de la matière première ( égrenage ), le desserrement et la parallélisation des fibres ( cardage, peignage ) puis enfin la filature.

La réalisation d’un fil est une succession d’étapes dépendant de la qualité du fil souhaité et du type de fibres à travailler, mais qui comporte toujours au moins trois phases :

  • plusieurs filaments sont tirés de la filasse et rassemblés en mèche
  • la mèche est roulée en fil par torsion
  • le fil est mis en bobine pour être tissé.

Il existe deux grands processus de filature :

  • la filature pour fibres longues ( filature type laine )
  • la filature pour fibres courtes ( filature type coton )

Pour ces deux processus, on part de bourres de fibres nettoyées, si nécessaire, qu’on transforme en ruban puis en mèche puis en fil.

  • Filature de fibres continues ou filage :
    • Pour les fibres synthétiques : par filage, on obtient un filament et les filaments sont convertis ( coupés ) ou craqués pour obtenir des fibres pouvant être mélangées
    • Pour les fibres naturelles : Un ver à soie est capable de sécréter un filament pouvant mesurer jusqu’à 1500m mais la soie n’entre généralement pas dans les processus de filature décrits au-dessus et on assemble les filaments des soies, puis on fait un retordage de ces assemblages, qui peuvent ensuite être coupés pour être mélangés à d’autres fibres.

Tissage

Le tissu est obtenu par le tissage qui est le résultat de l’entrecroisement, dans un même plan, de fils disposés dans le sens de la chaîne et de fils disposés, perpendiculairement aux fils de chaîne, dans le sens de la trame dont le liage obtenu entre ces fils de chaîne et trame se définit par une armure.

On distingue trois grandes classes fondamentales d’armures : toile, sergé et satin.

Il existe des armures dérivées des trois précédentes, le reps, le cannelé, le croisé, le satin à répétition, etc et un tissu peut être composé de plusieurs armures différentes et dans ce cas on parle de tissu façonné ( e.g. Le velours de Gênes ).

Le métier Jacquard permet la sélection de fils de chaîne de façon indépendante tandis que les métiers à cadres font une sélection de cadres et donc de groupes de fils.

Selon l’utilisation qui est faite des fils, on parle de duites ( fils de trame ) et de fils ( fils de chaîne ) mais on peut aussi trouver des fils fantaisie quand une grande importance est donnée à l’esthétisme du fil au lieu de sa régularité et il existe aussi les fils dit techniques utilisés dans des applications techniques.

Le tissage s’accompagne d’étapes précises dont les plus importantes sont :

  • le bobinage : les fils sont disposés sur les bobines
  • l’ourdissage : préparation de la chaîne sur le métier à tisser
  • le rentrage : les fils de chaîne sont enfilés dans des tiges métalliques (les lisses) puis dans les dents du peigne
  • une fois la pièce textile descendue du métier industriel et jusqu’à l’informatisation, les tissus de luxe ( drap d’Elbeuf ) destiné à l’habillement connaissent le rentrayage qui consiste à réparer à l’aiguille les grappes, c’est-à-dire les erreurs commises par le métier à l’occasion de la rupture d’un fil de chaîne ou de trame ou tout autre incident.

Tricot

Plusieurs méthodes de tricotage ont été développées.

Le tricotage à mailles cueillies, appelé aussi tricotage trame est le plus connu, permet l’obtention de tricot jersey, interlock, côte 1×1, côte anglaise, etc… fréquemment utilisées dans les sous-vêtements, les tee-shirts, les pull-overs, les chaussettes, etc…,

Le tricotage à mailles jetées ou chaîne permet la réalisation d’articles indémaillables et les armures les plus fréquentes sont la charmeuse, l’atlas, le satin qui sont utilisées dans la confection de maillots de bain, de lingerie, de voilages.

Non-tissé

Les non-tissées sont des textiles dont les fibres sont maintenues de façon aléatoires et sont souvent classés selon leur domaine d’application ou leurs caractéristiques techniques.

Voie de fabrication

  • voie
  • voie humide ( dite papetière )
  • voie aérodynamique
  • voie fondue

Voie de consolidation

  • mécanique
    • aiguilletage
    • couture-tricotage
  • thermollage

Applications

Les non-tissés les plus connus sont les feutres mais le grand public connaît également cette technologie sous la forme des lingettes ménagères ou cosmétiques.

  • Pansements
  • Isolation thermique ou phonique
  • géotextile (drainage de liquide)
  • filtres
  • feutres

Ennoblissement

Les techniques d’ennoblissement ont pour but de modifier les propriétés du textile  » brut  ».

Une fois les textiles préparés ( flambage, désencollage, etc. ), ils peuvent recevoir une opération de teinture ou d’impression.

Pour leur donner  » de la main  » ( du toucher ), des apprêts mécaniques ( émerisage, grattage, etc. ) ou des apprêts chimiques sont utilisés et, enfin, des fonctions ( bactériostatisme, déperlance, hydrophilie, protection UV, etc. ) peuvent être greffées sur ces textiles par apprêts chimiques.

Teinture

Impression

L’impression est la décoration d’une étoffe par un motif répétitif et, historiquement, l’impression daterait du Iiéme millénaire av. J.-C. et serait originaire des Indes.

    

Textiles à usage technique ; TUT

Les TUT sont de plus en plus dénommés textiles techniques et fonctionnels et contribuent à la diversification du secteur textile traditionnel, en réponse aux délocalisations notamment.

Ils regroupent des tissages de matériaux dont les performances et propriétés fonctionnelles qui diffèrent de celles des fibres textiles traditionnelles que l’on les retrouvera notamment surtout dans des applications techniques et parfois extrêmes ( ailes d’avions, voiles de bateaux, pansements, vestes de pompier, prothèses médicales, stabilisateur de route, para-grêle, dirigeables, etc…)

La production de TUT croît régulièrement depuis les années 1990 ( Marché estimé à 65 milliards d’euros en 1995, puis à 85 milliards d’euros en 2005, et qui pourrait atteindre 100 milliards d’euros vers 2010 ).

Le 1é producteur et le 1é consommateur de textile technique en Europe serait l’Allemagne où la recherche est pilotée par un réseau de compétences supra régional dit Conseil en Recherches Textiles, avec 16 unités de recherche ( en 2007 ) et de nombreux partenaires institutionnels et industriels.

Un nouveau type de textile fait son apparition, les Smart Textiles incorporant de l’électronique pour plus d’interaction avec l’utilisateur ou l’environnement, promettent des applications dans les domaines du médical ( vêtement avec capteur cardio-vasculaire, respiratoire, thermomètre, etc…), du loisir ( veste avec lecteur MP3 intégré, mode, vêtement lumineux ), de la sécurité ( dossard clignotant et communicant, etc.) et on évoque aussi des tissus susceptibles de produire de l’électricité, c’est-à-dire jouant le rôle de panneaux solaires, susceptible de recharger des batteries de téléphone, ordinateur, etc… voire d’alimenter des dirigeables.

Performance des textiles

Applications

  • bactériostatisme
  • résistance mécanique
  • anti-statisme
  • protection feu
  • oléofuge / hydrofuge
  • géotextiles / agrotextiles
  • smart textiles / Textronique

Caractéristique mécanique

  • comparaison d’essais en traction de différentes fibres
  • comparaison d’une éprouvette métallique de même finesse qu’un fil textile.
  • Matériau composite

Métrologie des textiles

La métrologie est la  » science des mesures et ses applications et comprend tous les aspects théoriques et pratiques des mesurages, quels que soient l’incertitude de mesure et le domaine d’application.

Le mesurage est un processus consistant à obtenir expérimentalement une ou plusieurs valeurs que l’on peut raisonnablement attribuer à une grandeur. Le mesurande est la grandeur que l’on veut mesurer.

Typologie

    

Économie

Industrie textile

 

L’industrie textile rassemble de très nombreux métiers tout au long d’une chaîne de transformation partant de matières premières fibreuses jusqu’à des produits semi-ouvrés ou entièrement manufacturés.

La première étape consiste en la transformation de matières premières issues de fibres naturelles, artificielles ou synthétiques en fils et les métiers associés sont la filature, le guipage, le moulinage ou encore la texturation.

À partir des fils unidimensionnels, les techniques de tissage et de tricotage permettent d’obtenir des surfaces textiles bidimensionnelles ( voire tridimensionnelles ).

Ces surfaces sont alors très souvent ennoblies pour leur donner de la couleur ( teinture, impression ) ou des propriétés particulières ( apprêts chimiques, apprêts mécaniques, enduction, contre-collage, etc…).

Les surfaces textiles sont alors transformées en habits, meubles, rideaux mais peuvent également être utilisées pour stabiliser des routes, des chemins de fer ( géotextiles ), pour drainer des terrains ( agrotextiles ), pour faire voler des hélicoptères, suppléer une articulation déficiente ou encore protéger un pompier du feu ( textiles techniques fonctionnels ).

En déclin en occident, cette industrie demeure cependant très dynamique dans les domaines du textile technique et du textile de luxe.

La majorité des 1280 entreprises textile actives en France se situe dans les régions : Alsace, Champagne, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord, Normandie, Picardie, Rhône-Alpes.

On peut notamment citer les entreprises Jules Tournier & Fils et la société Bel Maille, spécialistes des tissus techniques.

L’industrie textile est florissante en Asie ( Inde, Bangladesh, Chine, etc…) où sont implantées des usines officiels ou des sous-traitants travaillant pour les grandes marques que nous portons au quotidien, ces usines ne respecte généralement pas la norme Européenne REACH, des enfants y travaillent et les rares qui traitent leurs eaux ne filtrent pas les produits chimiques ( Nonylphénol par exemple ) qui se retrouvent dans les sols environnants les usines comme les sols des pays acheteurs de ces vêtements car les produits quittent les vêtements au fur et à mesure du lavage pour traverser les usines de traitement sans être filtrés dont 80% des légumes français contiendraient notamment du Nonylphénol.

Les grandes marques françaises ou étrangères arborent des logos écologiques sur leur site mais ne peuvent ou veulent contrôler leur chaîne d’approvisionnement et nos vêtements ne sont pas garanties s’ils sont produits hors Europe qui applique la norme REACH et il faut demander à chaque marque.

Même les vêtement hauts de gamme sont concernés si le textile a été importé de l’étranger sans traçabilité *.

Arts textiles

  • Broderie
  • Dentelle
  • Napperon
  • Patchwork
  • Tapisserie
  • Bonneterie Tricot

Pratique : usages et entretien

  • Amidon
  • Eau de Javel
  • Étendoir
  • Lessive
  • Lavage machine : Machine à laver
  • Nettoyage à sec
  • Noix de lavage
  • Pince à linge
  • Repassage
  • Sèche-linge
  • Tache