Le Ver à Soie

Le Bombyx du mûrier ( Bombyx mori ) est un lépidoptère domestique originaire du Nord de la Chine, élevé pour produire la soie, le ver à soie est sa chenille et est inconnu à l’état sauvage, il résulte de la sélection par élevage appelé sériciculture.

C’est au stade de chenille que le bombyx produit la précieuse fibre sécrétée en une bave abondante qui, en durcissant, se transforme en un fil unique de soie brute avec lequel la chenille se fabrique un cocon, ce fil mesure entre 800 et 1500 mètres de long et cette production de soie par des glandes spécialisées, dites séricigènes a été interprétée comme une excrétion de substances toxiques présentes dans l’alimentation.

Les feuilles du mûrier blanc sont l’alimentation préférée du vers à soie, donnant la soie de meilleure qualité, cependant le vers à soie peut se nourrir d’autres mûriers ainsi que certaines autres plantes.

Quand le ver à soie sort de l’œuf, il est long de deux millimètres environ, couvert de poils, subit quatre mues, puis, après avoir tissé son cocon, se transforme en chrysalide à l’intérieur du cocon.

En Chine, on attribue la découverte du ver à soie à l’impératrice Leizu dont la légende raconte qu’elle buvait du thé sous un mûrier lorsqu’un cocon tomba dans sa tasse, en voulant le récupérer, un fil de soie douce s’en détacha et plus elle tirait, plus le fil s’allongeait…, l’enroulant autour de son doigt pour pouvoir tirer encore, elle ressentit une chaleur agréable, l’impératrice en parla autour d’elle, et cette découverte se propagea et cette légende, la plus connue, n’est que l’une des nombreuses pour expliquer la découverte de la soie.