Les Plantes Aromatiques et Médicinales

Les plantes aromatiques sont un ensemble de plantes utilisées en cuisine et en phytothérapie pour les arômes qu’elles dégagent, et leurs huiles essentielles que l’on peut extraire, sont cultivées selon les besoins pour leurs feuilles, tiges, bulbes, racines, graines, fleurs, écorce, etc et comprennent les plantes utilisées comme épices, aromates ou condiments, parfois combinées en mélanges aromatiques et la distinction entre ces trois groupes est confuse et dépend surtout de l’utilisation que l’on va faire de la plante.

Si on suit la terminologie anglophone, les plantes aromatiques peuvent se répartir entre spices « les épices », plantes dont on utilise les parties dépourvues de chlorophylle, et herbes « les herbes », celles dont on utilise les parties vertes.

Le mot condimentaire vient du latin condimentarius, « relatif aux assaisonnements ».

Les herbes aromatiques sont des plantes cultivées dans les jardins potagers ou en grandes cultures maraîchères pour leurs qualités aromatiques, condimentaires ou médicinales et l’expression « fines herbes » peut s’appliquer à toutes les herbes aromatiques mais désigne plus particulièrement un mélange de quatre d’entre elles : ciboulette, cerfeuil, persil et estragon ou pimprenelle.


Une plante médicinale est une plante utilisée pour ses propriétés particulières bénéfiques pour la santé humaine, voire animale, au Moyen Âge en médecine médiévale, on parlait de simples, est définie par la pharmacopée française comme une « drogue végétale au sens de la pharmacopée européenne dont au moins une partie possède des propriétés médicamenteuses ».

Une « drogue végétale » est (entre autres) une plante ou une partie de plante, utilisées en l’état, soit le plus souvent sous forme desséchée, soit à l’état frais

L’expression drogue végétale ou, plus couramment, drogue, désigne donc, historiquement, une matière première naturelle servant à la fabrication des médicaments et, de nos jours, le mot est équivoque et certains ont proposé qu’il soit, dans le contexte des plantes médicinales, remplacé par l’expression « partie de plante utilisée ».

La plante est rarement utilisée entière ( piloselle ) et le plus souvent il s’agit d’une partie de la plante :

  • rhizome ( gingembre )
  • bulbe ( scille )
  • racine ( angélique )
  • parties aériennes ( ortie )
  • tige ( prêle )
  • écorce ( cannelle )
  • bourgeon ( pin )
  • feuille ( sauge )
  • sommité fleurie ( salicaire )
  • fleur ( violette )
  • pétale ( coquelicot )
  • fruit ( fenouil )
  • graine ( lin )
  • tégument de graine ( ispaghul )
  • exsudation de la plante ( gomme arabique, myrrhe ) thalle des algues ( varech ))
  • différentes parties d’une même plante peuvent avoir des utilisations différentes ( aubier et inflorescence de tilleul )

Des plantes ayant des propriétés médicamenteuses peuvent avoir également des usages alimentaires ou condimentaires ou encore servir à la préparation de boisson hygiénique, avant l’époque moderne, la théorie des signatures a joué un grand rôle pour distinguer par analogie les plantes nécessaires à une guérison humaine.

Selon les données de l’OMS, dans le monde 14 à 28 % des plantes sont répertoriées comme ayant un usage médicinal et des enquêtes réalisées au début du XXIème siècle révèlent que 3 à 5 % des patients des pays occidentaux, 80 % des populations rurales des pays en développement et 85 % des populations au sud du Sahara utilisent les plantes médicinales comme principal traitement.